- Monde Magique -

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O______Livre I_____..O
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« Unє aura dє lumièrє aυєuglantє rєcσuυrit Sσanna. Єt pєtit à pєtit, sєs lσngs chєυєux bruns σndulants jusqu'à sєs hanchєs sє transfσrmèrєnt en de lσngs chєυєux aussi nσirs que la nuit єt lissєs. Son υisagє dєυint plus bєau єncσrє qu'il nє l'était déjà, sєs σrєillєs rєprirєnt lєur fσrmє initialєmєnt pσintuєs, sєs yєux nσisєttє prirєnt unє cσulєur dє cristal. Єllє était magnifiquє.
Єllє n'était plus humainє. Єllє était єlfє. »


Plongez dans le merveilleux monde magique où vivait Soanna.



J'écris également d'autres fictions : ♥♥♥ & ♥♥♥ & ♥♥♥




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Sommaire :


____________________________CHAPITRE I : Arrivée étrange

____________________________CHAPITRE II : Dangereuse rencontre

____________________________CHAPITRE III : Promesse d'un vampire

____________________________CHAPITRE IV : Vision du futur

____________________________CHAPITRE V : La mort n'est pas un adversaire

____________________________CHAPITRE VI : Sympathie

____________________________CHAPITRE VII : Moyen de détente très original

____________________________CHAPITRE VIII : Actes dangereux

____________________________CHAPITRE IX : Joyeuse rencontre

____________________________CHAPITRE X : La vision d'Alice

____________________________CHAPITRE XI : Une activité vampirique

____________________________CHAPITRE XII : Ange d'apparence mais pas d'intérieur

____________________________Lexique du Monde Magique



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© Yasmine

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 17:17

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 09:45

- CHAPITRE I -

- CHAPITRE I -
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Arrivée étrange














Comment ne pas se lasser d'une vie répétitive ? Chaque années, le lycée m'attendait, et ce depuis que j'avais décidé de changer de vie.
Mon monde biologique était trop fantastique à mon goût. Ce n'était pas le fait de vivre dans la richesse qui me dérangeait, non, loin de là, ce qui me dérangeait était la comédie des êtres autour de moi. Dans ce monde qui était le mien, tout le monde s'entretuait pour le pouvoir. Le mien étant puissant, je risquais à tout moment ma vie. Voilà pourquoi ma mère - mais aussi la reine - avait décidé de m'enseigner la défense, je m'en sortais pas mal.
Il se trouve que mon grand frère, Kadey, était l'héritier du royaume. Mais, tout comme moi, il avait fuit ce monde pour ne pas y revenir. Nous étions sûrement les deux seul être surnaturel de ce monde ; la Terre.
Mon frère et moi n'avions que deux ans de différence, il n'allait pas tarder à entamer sa trente-quatrième année d'existence, tout en gardant le corps et la mentalité d'une personne âgée de dix-neuf ans chez les humains. Nous étions tout deux immortels, c'est à dire condamné à rester vivant, à moins qu'une personne ne vous tue. Les humains avaient la chance de pouvoir mourir naturellement à l'âge adulte, pas nous. J'aurais pus continuer à vieillir si ma mère n'était pas décédée à mon dix-septième anniversaire. Et je n'avais pas voulus envisager le suicide, je trouvai ça trop lâche - quoique...
Notre espèce faisait que chaque personne ayant perdus un proche ou ayant subis une horrible douleur, était condamnée à garder l'âge qu'il avait acquit à ce moment là.
C'était mon cas, ma mère avait été assassiné, le tueur demeurait inconnu même après toute ces années. Pour le moment, notre immortalité ne se serait pas vu dans notre monde, car le temps sur Terre et là-bas ne se comptait pas de la même façons. Là-bas, on vous considérait comme un adulte à l'âge de deux cent cinquante ans.

Mon père, lui, était roi. La mort de maman n'avait pas semblé l'ébranler. Je n'avais plus de nouvelle de lui depuis notre fugue, à Kadey et moi.

- Soanna, avance ! grogna-t-il. On va être en retard !
- Tu as raison, désolée, m'excusai-je.

Mon plus grand défaut était de toujours rêvassé, du coup, je perdais beaucoup de mon temps.
Il me sourit. Mon frère était le plus bel homme que je n'avais jamais connus, même parmi les humains.
Kadey et moi nous entendions à merveille, il avait un très bon caractère, et n'était pas insupportable...

- Mets-toi une veste, tu risque d'attraper froid, me conseilla-t-il.

...Même si parfois il jouait trop les mamans poules. Il avait ce côté maternel, que moi je n'avais pas. Contrairement à moi, Kadey était sensible aux gens, moi je me fichais d'eux. De ma vie, je n'avais pleurer qu'en apprenant le décès de maman, et encore, j'avais faillis tout faire exploser car à cette période je ne contrôlais pas entièrement mon don.
J'avais un lien avec la nature, quelque soient mes humeurs, la nature me suivait. Mais à présent que je savais contrôler mes humeurs, je ne risquais plus de perdre mon sang froid.

- Je sais qu'il ne fera pas froid, je suis bien placé pour le savoir.
- En effet. Mais je t'ai déjà dis de ne pas trop t'amuser avec ton don.
- C'est vrai. Mais je n'ai rien fais de mal, me justifiai-je. En plus, c'est toi qui, dernièrement a utiliser ton don pour te réchauffer, l'accusai-je.

Kadey utilisait couramment son don en hiver pour chauffer la maison où nous habitions. De ses mains, il faisait jaillir du feu.

- Pour nous réchauffer, rectifia-t-il. Je ne suis pas le seul à habiter cette maison, il me semble.

J'acquiesçai et lui proposai de faire la course jusqu'au lycée, il accepta et nous courûmes dans les bois. Notre race avait une agilité déconcertante et seul les sangs royaux* sont dotés de don tel que les notre – ce qui prouvent aussi que nous en sommes -. On courait beaucoup plus vite qu'un humain, et mon frère pouvait à lui seul soulever une voiture –je n'avais pas hérité d'autant de force, sûrement parce que j'étais une fille mais même les autres filles arrivaient à le faire.
Soudain, il s'arrêta net et renifla l'air. En m'y mettant moi aussi, je découvris une odeur étrangère que je n'avais jamais humer auparavant. Cette flagrance était douceâtre, sucrée et étonnement... glaciale. Nous ne savions pas à qui appartenait cette odeur, ce qui était sûr c'est qu'elle n'était pas humaine.

- Tu pense que c'est quelqu'un de notre espèce ? demandai-je.
- Non. Le seul endroit où nous avons inscrit la formule était ton journal, que nous avons trop bien caché. Donc, ce n'est pas un elfe. De plus, nous ne sentons pas comme cela.
- Tu as raison, mais alors, qu'est-ce ?
- Aucune idée.

Nous nous éloignâmes petit à petit, pour arriver en retard au lycée. Kadey et moi avions les même cours. Nous entrâmes sans frappé à la porte car le prof n'était pas encore arrivé, et nous installâmes. Le prof de physique ne tarda pas à faire son entrée avec un gros paquet de copies à compléter. Interrogation surprise ! En dix années passées au lycée, les cours ne voulaient toujours pas se graver dans ma mémoire. Vraiment décevant, mais pas au point de me déranger. Heureusement, une plante était installée juste à côté de la copie de l'intello. Grâce à mon lien avec la nature, j'entendais toute les réponses qu'elle lisait sur la feuille de celui-ci. Je ne faisais pas que recopier, je corrigeai aussi quand mes années de lycée me disaient que le résultat était faux. Mon frère grogna car il comprit que je patientai pour avoir une réponse. Il n'aimait pas trop quand je trichai - sûrement parce qu'à cause de ça j'avais de meilleurs notes que lui ?

- Plus qu'une demi-heure, murmura la grosse voix rauque du professeur.

Le temps de copier, et hop le tout est là ! M.Saillent passa dans les rangs pour ramasser les copies, arrivée à côté de moi, il prit ma feuille avant de me demander de rester à la fin du cours.
Aie ! que me voulait-il, vu sa tête, cela n'allait pas me plaire.
J'essayais de sortir en douce, caché par Kadey.

- Mademoiselle Evan ?
- Quoi, grognai-je en faisant demi-tour.
- Je vous ai observé durant toute l'heure, je vous ai trouvé par moment très concentré et par d'autre ennuyer, commença-t-il, comme si vous attendiez une réponse.

C'est qu'il était observateur le prof ! Je ne savais plus du tout quoi dire, là.
« Dis-lui que c'est une impression ! Ou alors que c'était parce que l'exercice était tellement simple que tu t'ennuyais ! » m'aida la plante.

- Quand je trouve un exercice dure, je me concentre, quand il est au contraire, simple, je m'ennuie, expliquai-je. Maintenant, veuillez m'excuser, j'ai d'autre cours que le votre qui m'attendent.

Mon frère m'attendait à la porte. D'abord il grogna, ensuite il sourit et pour finir il éclata de rires.

- Tu lui as sortis une de ces vielles excuses ! rigola-t-il.
- Elle n'était pas de moi, me défendis-je. Moi, je n'avais pas la moindre idée.
- Une plante qui réfléchit mieux que toi !

Et il reprit son accès d'hilarité jusqu'à la porte du cours suivant.

A la fin de la quatrième heure de la matinée, on sonna enfin l'heure du déjeuner, j'avais drôlement faim aujourd'hui.
Nous nous payâmes de quoi manger et nous dirigeâmes vers notre table habituelle.
Soudain, la même odeur douceâtre, glacée et sucrée de ce matin nous chatouilla les narines, mais en plus fort, l'odeur était fraîche et toute proche.
Alerté, mon frère gigota dans tous les sens pour détecter la provenance de l'odeur. Quand enfin il cessa ses gigotements et que son regard se fixa quelque part, je le suivis pour atterrir sur une table où se trouvaient cinq élèves à la peau d'une pâleur effrayante. D'après les rumeurs, ils étaient les Cullen. Cela ne pouvait pas être des elfes, et pourtant, j'étais sûre que la seule espèce surnaturelle existante était la notre...
Il n'y avait pas de plantes proches d'eux, je ne pourrais pas les espionner.
L'un des cinq élèves se tourna vers moi. Et c'est là que j'aperçus à quel point il était beau, mais cette beauté en lui en était effrayante. Il avait de beaux cheveux bruns, cuivrés, ses yeux avaient une couleur doré, or flamboyant. Mes yeux avaient du mal à se détacher de lui.

- Soanna ?
- Mmmh ? dis-je sans pour autant le quitté des yeux.
- Soanna ! s'énerva Kadey.
- Hein ?! Euh... Oui ?

Cette fois-ci, je fus obliger de le quitter des yeux.

- Tu t'es vue ? Complètement absorbé par ce gars !
- Ne sois pas jaloux, c'est toujours toi le plus beau garçon du lycée.

Dix minutes avant d'avoir aperçus ce gars, ce que je venais de dire était vrai, plus maintenant. Je me remis à l'observer...
Quelqu'un se racla la gorge près de moi.

- Hum hum, So...Soanna ? dit une voix inconnue.
- Oui ?
- Euh, je suis Liam... On est dans la même cour de physique.
- Et ?

Je devinais déjà la question suivante, mais le laissais continuer pour le plaisir de le voir rougir.

- Et euh..., je me demandais si tu voulais bien sortir avec moi.

Enfin, il avait sortit la fameuse phrase, à mon tour de répondre.

- Pourquoi pas ?

On le laisse se réjouir un peu...

- Chouette ! Tu as une date ?

Pour ensuite le faire revenir à la dure réalité !

- Oui, dans dix ou vingt ans ?

Mon frère, assis derrière moi pleurait de rires. Mon admirateur en fut agacé et s'enfuit.
Je recommençai à le contempler et, je vis que lui aussi riait aux éclats tout en me regardant. Totalement impossible qu'il ait pu entendre ma conversation avec Liam à une telle distance, même mon ouïe ultra sensible n'y arriverait pas.
Pour me remettre de ce que j'avais vus, je mis une cuillère de nourriture dans ma bouche, malheureusement j'avais perdu tout appétit et la nourriture ici était éc½urante, comme dans toute les autres cantines...
Un autre brun, plus costaud que le premier quitta la table en compagnie d'une belle blonde. Avec une personne comme elle à vos côtés vous ne pouviez que vous trouvez moche. Le beau brun sourit à une petite jeune fille, brune, me faisant penser à un lutin, avant de s'en aller à son tour.
C'est alors que je remarquai que la cafétéria s'était à moitié vider. Je posai mon plateau, suivis de Kadey et nous nous en allâmes à notre cours de maths.
Je pris place à notre endroit habituelle ; au fond de la classe, à ma droite était assis mon frère. Mais à ma gauche, au lieu que la place soit vide, il y avait une personne, plus particulièrement : le jeune homme aux cheveux cuivrés.





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# Posté le samedi 27 décembre 2008 11:12

Modifié le mardi 07 juillet 2009 17:01

- CHAPITRE II -

- CHAPITRE II -

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Vampires














Je pris place à notre endroit habituelle, au fond de la classe, à ma droite était assis mon frère. Mais à ma gauche, au lieu de l'habituelle place vide, il y avait une personne, plus précisemment : le jeune homme aux cheveux cuivrés.
Bien. Avec lui à côté de moi, mes notes en maths ne seront pas terribles, mais heureusement il y a la magie. Vive la magie !
Ce professeur là était cool, un peu trop même, mais il ne fallait pas trop le chercher.
Mon frère et moi ne faisions que des bêtises sans jamais nous faire prendre.
Je jetais un coup d'½il à celui-ci pour voir ce qu'il faisait. Il écrivait un mot, et de loin je réussis à lire ceci :

M. Heid, depuis le premier jour où je vous ai vus, mon c½ur ne bat que pour vous. Je vous invite à passer votre soirée - et votre nuit, si vous souhaitez - avec moi.
S. Evan

Mais... il venait d'imiter mon écriture, et ma signature ! Il roula en boule le morceau de feuille et leva le bras pour l'envoyer sur le dos du prof, qui écrivait au tableau.

- Non ! soufflai-je.

Affichant un sourire carnassier, il pointa du doigt la boule de papier volante. Deux mot pour traduire son sourire : Trop tard.
Pour rattraper son coup, je me levais très vite de ma chaise, de façon à ce que personne ne puisse me voir, et rattrapai le projectile in extrémis.
Kadey grimaça.

- T'es complètement folle ! Quelqu'un aurait pus te voir !
- Il fallait y penser avant de faire ton geste, répliquai-je.

Je n'avais pas remarqué que le regard de mon voisin était vrillé vers moi.
N'est-ce pas un peu indiscret d'observer les gens comme cela ?

- Mademoiselle Evan ? Pouvez vous répondre à ma question ? demanda M. Heid.

Ne m'embête pas trop, papi.
« Troisième ! Dis-lui ca ! » M'ordonna la petite plante placée sur le bureau du prof.

- C'est la troisième.

Il hocha la tête, déçus d'avoir perdu, une fois de plus, une occasion de me collé.
J'eus l'impression que le regard de mon voisin était ahuri, je ne voulais pas risquer de tourner mon regard vers lui, car je savais qu'après j'aurais du mal à le quitté.
Le reste de l'heure passa d'une lenteur exaspérante. Quand enfin le cours de maths prit fin, je m'en allais vers mon derniers cour du jour. La matière préférée à mon frère : espagnol, pour moi c'était une matière sans plus ni moins.
Comme par hasard, je me faisais souvent interroger par cette prof. Elle ne m'aimait guère, « elle est jalouse ! » Avait dit mon frère.
Aujourd'hui, elle avait mis son décolletée le plus profond, montrant la moitié de ses seins. Le cours commença, et elle débuta son monologue en espagnol auquel je ne comprenais que les trois quarts des mots.

- ¿ Cuantos años tienen la chica y su madre ? me demanda la prof.

Etant donné que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle avait pus me posé comme question ; je ne connaissais pas la réponse.

- Elle t'a dit : Quel âge a la fille est sa mère, m'aida Kadey.
- Euh... La chica tiene doce años, y la madre tiene trenta años, répondis-je très sûre de moi.

En réalité, je savais m'exprimer, mais je ne comprenais pas à tout les coups.

- Muy bien. ¿ Y tu, cuantos años tienes ?
- Tengo diecisiete años.
- Améliorez votre accent et tout sera parfait.

Ouf, au moins elle ne me ré-interrogera plus de l'heure.

- Cela vous fait un onze sur vingt, chantonna-t-elle.
- Vous m'avez noté ?!
- Je l'ai dis au début du cours, je vous retire un point, il ne vous reste plus que dix points. Voulez-vous autres choses ?

Vous arrachez la tête. Enfin peut-être pas, mais l'idée est proche.
Une idée irrémédiablement diabolique se forma dans ma tête.
Un verre en plastique emplis de café chaud était placé juste à côté de la plante, c'est très bien pour moi, et le contraire pour elle.
En me concentrant, je fis pousser la plante d'assez de millimètres pour pouvoir renversé le verre. J'attendis qu'elle s'installe à son bureau, qu'elle se rapproche de sa tasse, et hop, le tour est joué ! Elle hurla de douleur à cause de la chaleur du verre sur sa peau, de loin, j'aperçus une énorme brûlure qui se formait sur sa poitrine.
Kadey m'écrasa bien fort le pied pour me punir.
Grâce à moi, le cour finit plus tôt, et nous eûmes le droit de sortir avant l'heure. Bien évidemment, personne ne me remercia.

- Ton taux de bêtises par journée ne fait qu'augmenter, me morigéna Kadey.
- Je sais, demain se sera le double ! plaisantai-je.

Il se tut un instant.

- On refait le chemin de ce matin ? s'enthousiasma-t-il.
- Pourquoi donc ?
- J'ai envie de courir.

Nous fîmes le trajet inverse de ce matin, courant à toute vitesse.
Je fermais les yeux pour mieux profiter du vent et de la merveilleuse odeur de la forêt. Soudain une autre odeur envahit l'air et avant même d'avoir ouvert mes yeux, je me cognais contre une sorte de pierre à l'odeur étrange. Par le choc de la rencontre de mon corps avec la pierre, je fus projeté contre un arbre. Mais celui-ci me rattrapa à temps avec ses branches.

- Soanna ! s'inquiéta mon frère.
- Je vais bien, le rassurais-je en me relevant.

Puis je m'aperçue que ce n'était pas contre une pierre que je m'étais cognée, mais un homme ou plusieurs. Ils étaient cinq, tous couverts d'une cape grise et noir, et ils avaient tous la peau horriblement pâle.
Mais cela ne pouvait être des humains, car sinon, ca aurait été l'humain qui aurait été projeté, pas moi.
Par réflexe, je tins la main de mon frère. Celui-ci se plaça devant moi, protecteur. Il savait quelque chose de plus que moi.

- Ce que je viens de voir est fascinant ! claironna un homme qui était sûrement leur chef.
- On ne court pas les yeux fermés, idiote, m'insulta celui que j'avais cogné.
- Généralement, quand on voit quelqu'un foncé droit sur soi, on se décale, mais on ne reste pas à attendre qu'elle te cogne, abrutis ! rétorquai-je peu amène.

Ils se tendirent tous à ma remarque.
« Fais attention à toi, Soanna. Se sont des monstres ! Des monstres ! Ils se nourrissent de sang humain, je les ai vus ! »
Avais-je à faire à des vampires ? Impossible. Les vampires se nourrissant de sang humains ne sortent pas le jour.
Je fis taire toute ses voix, j'en savais déjà trop. Je m'avançais près de mon frère, qui me laissa passer.

- Vous êtes quoi et qui ? demandai-je à leur chef.

Ils parurent ahuris par ma question.

- Pardon ? Je ne vais pas répondre à ta question, tu ne vas pas tarder à le savoir. Par contre, je vais te dire ce que vous, vous êtes : vous êtes nos proies.

Instinctivement, mon frère et moi reculâmes. Je vis une flamme jaillir de la main de Kadey, mais il prit soin à ne pas la montré à nos adversaires.

- Nous sommes des vampires, annonça une autre voix.
- Vraiment ? les provoquai-je.

Il parcourut trois pas à notre vitesse et poussa Kadey. Quand je vis mon frère tapé contre le tronc d'un arbre et qu'il ne se relevait pas, une douleur s'exprima dans ma poitrine, une douleur profonde. Elle se dessina sur mon visage comme un rictus, l'un des Volturis qui était près de Kadey me fit :

- Ah, on fait moins la maligne, quand on a plus personne qui nous protège ?

Et il donna un coup de pied dans le corps inconscient de mon frère.
Alors une émotion naquit en moi, une émotion que je ne côtoyais pas d'habitude : la colère. Mon cerveau s'emballa, et un vent s'éleva et fit virevolter les feuilles mortes en des tourbillons autour de moi.
Pensant que c'était le vent qui provoquait cela et pas moi, il redonna un coup de pied pour m'énerver. Quand je vis cela, ma colère se transforma en rage, et tout autour de moi, le sol commença à trembler légèrement. Puis quand les images me revinrent en tête, cette fois ci, le sol trembla dangereusement. Des crevasses et des fissures fondirent le sol autour de mes pieds. Le vent de tout à l'heure ressemblant à une brise avait disparus, ce que je provoquais était une tempête. Il leva ma chevelure en l'air, comme si une force s'échappait de mon corps. Il fallait que je retrouve mon calme, que je ne fasse pas de dégâts, pas ici.

- Impressionnant, chuchota le chef.

« Veux-tu que je te ramène ton frère ? »
J'hochai la tête.

- Croyez-moi, c'est votre vie que vous risquez en restant là, partez ! ordonnai-je.
- J'avoue que ta démonstration est effrayante, mais elle ne risque pas ne nous atteindre, ou pire, nous tuer.
- Un d'entre vous sait-il comment se débarrasser de ces choses ? demandai-je à la forêt.
- Vampires, pas « chose », comme tu dis, corrigea un autre à la voix grave.
- C'est pareil, et puis vous ne méritez aucun respect.

Trois vampires grognèrent de rage et accoururent vers moi dans l'intention de me blessé, mais je les repoussais avec une rafale de vents.

- Aro ! On ne peut pas se laisser faire ! gronda la voix grave en s'adressant au chef.
- En effet, mais il faut toujours se renseigner sur nos adversaires avant de se battre.

Hum, très bonne technique !
Ils formèrent un rond, sûrement pour se concerté.
« Il faut les démembrer, et ensuite les brûlé. » Hum, compliqué.
Le dénommé Aro s'approcha de moi, qui reculai.

- Je vais te faire une proposition, veux-tu rejoindre notre clan ? En acceptant, tu auras la vie sauve, toi et ton frère.

Sans réfléchir, je refusais.

- Je vais comme même te laisser réfléchir à ma proposition, ajouta-t-il malgré mon refus. Je reviendrais. On se sert la main ?

Il déplaça son bras vers moi, espérant que je lui tendrais le mien.

- Juste me serrer la main.

Après tout, cela ne me tuerait pas. J'acceptais et tendis mon bras à mon tour.
Au lieu de tout de suite retirer sa main, il s'attarda et ferma les paupières par concentration.

- Encore une fois : impressionnant ! dit-il une lueur dans les yeux. Vous êtes donc des elfes ? Moi qui croyais qu'il n'existait que notre espèce !

Il relâcha enfin sa prise, et retourna vers les siens. En une fraction de seconde, ils s'enfuirent, me laissant là, seul avec mon frère encore inconscient.
Mais je me sentis observée...





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Je vous informe que l'histoire ne sera pas entièrement écrite du point de vue de Soanna, à partir d'un moment, les chapitre seront écris au point de vue d'un narrateur externe à l'histoire
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 12:36

Modifié le vendredi 22 mai 2009 14:58

- CHAPITRE III -

- CHAPITRE III -

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Promesse d'un vampire














Mon frère fut porté par les arbres. Et je pris le relais quand nous quittâmes la forêt.
Il devait avoir une côte et le poignet gauche de cassé et des blessures superficielles qui se soignaient vite.
Arrivée chez nous, je le déposais sur son lit et m'en allais chercher une bassine d'eau.
Avant de commencer à le soigner, j'ordonnai à voix haute aux arbres autour de la maison de surveiller les alentours et de me prévenir à la moindre venus. Kadey était bien trop assommé pour pouvoir se réveiller que dans quelques heures.
Je lui massai le poignet avec une crème naturel que j'avais moi-même faite à base de plantes. Pour sa côte, elle se guérira toute seule – encore un truc d'elfes.
Je ne pus dormir que quelques heures de ma nuit, ses gémissement de douleur m'empêchant de profiter du silence de la nuit.
Il m'était aussi impossible d'aller au lycée, il fallait que je garde mon frère.


Je n'arrivais pas à manger à cause du choc encore présent.
En quatorze ans vécus sur Terre, je ne m'étais pas imaginée une seconde que des vampires y habitaient. Je croyais que la Terre n'était peuplée que de créatures non dangereuses ; les humains par exemple.
Et puis, ces vampires me faisaient penser à d'autre gens que j'avais vus il n'y a pas longtemps. Ils me faisaient penser à ces nouveaux élèves au lycée...
Non !
Étaient-ils eux aussi des vampires ?
Non. Cela pouvait être rien qu'une ressemblance. Ou alors mon imagination quelque peu débordante
Pourtant, ils avaient la peau pâle comme eux.
Vampire.
Oui, ils en étaient. Peut-être. Peut-être pas.
Je ne sais pas.
Mais dans mon monde, les vampires ne couraient pas aussi vite, et ils étaient beaucoup plus pâles qu'eux. Alors comment pouvaient-ils me faire croire qu'ils étaient vampires. Ou peut-être que même la Terre était dangereuse.
Tellement de questions sans réponses, à vous donné un mal de crâne.
Je me levais de table et allais me chercher une aspirine ainsi qu'un somnifère, espérant qu'il m'endormirait car j'avais vraiment besoin de sommeil.
J'avalais d'un trait l'aspirine et le somnifère.
Petit à petit, mes paupières s'alourdirent, jusqu'à se fermer complètement pour laisser place aux rêves.

J'étais allongé dans une prairie, écoutant le son mélodieux des oiseaux. La prairie était animée par la joie de plusieurs arbres, que seul les animaux et moi pouvions entendre. Les arbres aussi chantaient sans qu'on les entende, certains tentaient d'imiter le chant des moineaux, d'autre riaient.
Soudain, plus rien. Plus d'oiseau, plus d'animaux, plus d'arbres. Rien. Le vide.
D'un saut agile, je me levais. Je laissais mes yeux se balader sur le reste de la prairie. Car il ne restait plus rien de cette prairie. Les arbres étaient devenus cendres, les animaux s'étaient enfuis par peur. La prairie était sans vie.
Morte.
Le ciel était chargé de nuages noirs.
Je recherchais désespérément un signe de vie. Mais il n'y en avait pas. Je continuais tout de même à chercher, sans perdre espoir. Je finis par trouver une toute petite plante. Je m'approchais d'elle, tout doucement, et lui demandais ce qui avait pus se passer.
J'avais peur de ce qu'elle me dirait, car seul moi pouvait sans le pouvoir faire cela.
« Tu les as tous tuer ! Méchante ! Monstre ! Et en plus tu ose me le demander ! Va t'en !»
Impossible. Jamais je ne ferais une chose pareil !
J'en étais tout de même effrayée. Car elle avait confirmé mes craintes.

Et c'est en hurlant que je me levais, totalement déboussolé.
Ce n'était qu'un rêve. Rien qu'un rêve. J'attendis que mon frère me demande quel était mon cauchemar, qu'il me rassure, mais rien. Le silence régnait, et petit à petit la mémoire me revint. Kadey était blessé.
Il devait être huit heures du matin, je n'irais pas au lycée aujourd'hui, j'avais donc tout ma journée pour le soigner. Ses petites plaies cicatrisaient, son poignet se ressoudait, pour sa côte, je n'en avais aucune idée. Il m'informera sur l'état de sa côte quand il se réveillera.
Pour m'occuper, je pris un vieux livre que lisait Kadey. Hygiène de l'assassin, il se nommait. Mais je ne tardais pas à être interrompus par un énorme bâillement, non retenus comme celui de mon frère, m'apprenant qu'il venait de se réveiller.

- Alors marmotte, c'est maintenant que l'on se réveille ?
- Ben oui. J'ai dormis longtemps ?
- En effet. Mais tu avais pas mal de blessures. As-tu mal aux côtes ?
- Euh... non... Aie ! Si, si, j'ai mal.
- C'est bien ce que je craignais. Mais je ne sais pas comment ça se soigne, moi !
- Laisse faire la nature.
- Bien. Faut-il que je me prépare à rater pas mal de jours de cours ? m'enquis-je.
- Tu peux y aller, toi.
- Et te laisser seul sans protection ? Jamais.
- Je me défends mieux que toi.
- Ben tiens ! Surtout quand tu es blesser. Je reste avec toi, fin de la discussion, rendors-toi.

Depuis le temps où je vivais avec lui, il devait savoir que j'étais aussi têtu qu'une mule.
Je fus étonnée de voir tout ce que je pouvais faire en une journée ! Car j'avais eus le temps de faire le plus grand nettoyage que je n'avais jamais fais, les murs scintillaient, les meubles avaient retrouvé leur beauté, ce qui résultat à une maison très chaleureuse. Néanmoins, il manquait les invités...
Nous ne connaissions personne ici. Sur Zelfena* aussi, par contre nous, nous étions connus. J'étais née d'une famille royale, donc, pour notre sécurité on ne devait pas fréquenter les gens de dehors. Les personnes de mon rang ne devaient traîner qu'avec les gens de leur rang, à une exception : moi et mon frère. J'avais désobéis à toutes les lois, tout simplement car je les trouvais inutile. Je voulais aussi être une personne normale. Je m'étais fait plus d'ennemis que d'amis car ma présence dans un groupe de filles était très rare voir inexistante, faute de ne traîner qu'avec des garçons.
Ils aimaient se battre, et il faut avouer que je savais m'y prendre. Au début, je perdais vite, mais arrivée à mes quatorze ans, plus personne ne me battait. J'étais devenue un défis pour chaque garçons (rares étaient les filles qui se battaient, j'étais peut-être la seule). Depuis cette date, seul un garçon m'avait gagné, et je l'avais payée chère car on fonctionnait avec des gages, le gagnant donne un gage au perdant. C'était la belle époque... C'est après que les choses se compliquèrent, en commençant avec la mort de maman, et puis étant donnés que mon don était puissant et que mon frère était l'héritier du trône, on nous menaçait. J'avais donc cherché une formule pouvant nous amener ici.
Avant de partir, je l'avais marqué à la dernière page de mon livres de notes et formules, qui était trop bien caché pour être trouver.

Après avoir fait le ménage et la cuisine, je n'avais rien à faire. Je m'aperçus qu'il faisait déjà nuit. Je me douchais et allais voir l'état de Kadey ; il dormait profondément. Je n'allais pas tarder à rejoindre le pays des rêves, moi aussi.



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Kadey venait à peine de se réveiller qu'il voulait déjà sortir pour faire je-ne-sais-quoi.

- Je suis majeur ! Je fais donc ce que je veux ! Et c'est pas ma petite s½ur, qui en plus est encore mineur...
- Seulement en apparence, rectifiais-je.
- C'est pareil. Donc je disais, que ce n'est pas ma s½ur, qui en plus est encore mineur qui me fera la lois !
- Très bien : vas-t'en !

Sans rien dire d'autre, il s'en alla en claquant la porte. J'aurais comme même du lui demander où il comptait aller.
Il aurait dû me comprendre quand je lui ai demandé de rester. Car les vampires étaient encore dans les parages, précisément dans la forêt.
Je ne voulais pas le laisser s'en aller, car j'avais peur qu'il se blesse de nouveau. D'après la démonstration ; les vampires étaient dotés d'une force surhumaine, les elfes aussi – sauf moi, je n'en avais que la moitié. Mais eux étaient nombreux, pas nous.

Étant donné que c'était la fin de la semaine, je pensai faire une petite promenade dans les bois, je vérifierais par la même occasion si ces vampires y étaient encore. Kadey n'allait pas accepter que j'aille en forêt, je décidais donc de ne pas lui parler de ma destination.





Point De Vue Kadey :

Heureusement, elle n'avait pas eu le temps de me demander où je comptais aller, sinon j'aurais été dans l'obligation de lui mentir.
J'avais entendu des vampires discuter, lors de notre rencontre avec eux, ils disaient que les Cullen étaient eux aussi des vampires, chose que Soanna ne savait pas.
La seule différence qu'ils avaient avec nos ennemis, était qu'ils se nourrissaient de sang animal, d'après ce que j'avais entendus. Aussi, j'avais décidé de leur demandée de l'aide.
Ces vampires étaient nombreux, et j'avais peur pour ma s½ur. Si jamais il m'arrivait quelque chose, je ne serais pas en mesure de la protéger, comme il y a deux jours. Ou si jamais je mourrais... Je voulais que ces Cullen protègent ma s½ur.
Je me laissais guider par mon odorat jusqu'à leur maison. Comme s'ils savaient que j'allais venir, ils attendaient tous dehors. Tous ? Je ne sais pas, je ne savais pas leur nombres exacts.

- Bonjour, me salua une brune ressemblant à un lutin, mais en très beau.
- Bonjour. Je suis Kadey Evan, je souhaiterais parler au chef de votre clan, demandais-je poliment.

Ils ne semblaient pas étonnés que je sois au courant de leur existence.
Un homme blond s'approcha de moi, et me tendit la main pour que je la lui serre. Je l'acceptais sans me méfié, car je pressentais qu'il était sage.

- Je suis Carlisle Cullen, le chef du clan, se présenta-t-il. Suivez-moi.

J'obéis. Il me fit entrer dans sa demeure, très chaleureuse. Je ne m'attendais pas du tout à ce que la maison soit présenter ainsi. Pour moi, un vampire brûlait à la lumière du jour, mais ce n'était pas leur cas, la maison n'était pas sinistre. Je ne me rendis pas compte de la tête que je devais avoir, j'étais à la fois étonnées, frustré et un peu effrayé. Quelqu'un, en dehors de la maison, étouffa un rire. Oui, ma tête devait les amuser, mais je n'étais pas venu pour ça.
Mon guide s'arrêta devant une porte pour l'ouvrir, et une fois à l'intérieur de ce qui pouvait être son bureau, il me pria de m'asseoir.

- Bien. Alors voilà...

Ainsi, je lui contais toute notre mésaventure sous son regard attentionné. Il ne me coupa pas un instant de tout mon monologue. Et c'est seulement à la fin de mon court récit que je lui demandai de s'occuper de la sécurité de Soanna si jamais il m'arrivait quoi que ses soit. Il réfléchit un instant, un instant où je pus voir sur son visage plusieurs émotions passées les unes après les autres ; le soupçon, la méfiance, la compréhension, et pour terminer : la pitié.

- Je suis tout à fait d'accord, je ne vous connais pas et pourtant vous m'avez l'air sage. Je vous promets d'assurer la sécurité de votre s½ur.





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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 07:55

Modifié le vendredi 22 mai 2009 14:58