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Promesse d'un vampire
Mon frère fut porté par les arbres. Et je pris le relais quand nous quittâmes la forêt.
Il devait avoir une côte et le poignet gauche de cassé et des blessures superficielles qui se soignaient vite.
Arrivée chez nous, je le déposais sur son lit et m'en allais chercher une bassine d'eau.
Avant de commencer à le soigner, j'ordonnai à voix haute aux arbres autour de la maison de surveiller les alentours et de me prévenir à la moindre venus. Kadey était bien trop assommé pour pouvoir se réveiller que dans quelques heures.
Je lui massai le poignet avec une crème naturel que j'avais moi-même faite à base de plantes. Pour sa côte, elle se guérira toute seule – encore un truc d'elfes.
Je ne pus dormir que quelques heures de ma nuit, ses gémissement de douleur m'empêchant de profiter du silence de la nuit.
Il m'était aussi impossible d'aller au lycée, il fallait que je garde mon frère.
Je n'arrivais pas à manger à cause du choc encore présent.
En quatorze ans vécus sur Terre, je ne m'étais pas imaginée une seconde que des vampires y habitaient. Je croyais que la Terre n'était peuplée que de créatures non dangereuses ; les humains par exemple.
Et puis, ces vampires me faisaient penser à d'autre gens que j'avais vus il n'y a pas longtemps. Ils me faisaient penser à ces nouveaux élèves au lycée...
Non !
Étaient-ils eux aussi des vampires ?
Non. Cela pouvait être rien qu'une ressemblance. Ou alors mon imagination quelque peu débordante
Pourtant, ils avaient la peau pâle comme eux.
Vampire.
Oui, ils en étaient. Peut-être. Peut-être pas.
Je ne sais pas.
Mais dans mon monde, les vampires ne couraient pas aussi vite, et ils étaient beaucoup plus pâles qu'eux. Alors comment pouvaient-ils me faire croire qu'ils étaient vampires. Ou peut-être que même la Terre était dangereuse.
Tellement de questions sans réponses, à vous donné un mal de crâne.
Je me levais de table et allais me chercher une aspirine ainsi qu'un somnifère, espérant qu'il m'endormirait car j'avais vraiment besoin de sommeil.
J'avalais d'un trait l'aspirine et le somnifère.
Petit à petit, mes paupières s'alourdirent, jusqu'à se fermer complètement pour laisser place aux rêves.
J'étais allongé dans une prairie, écoutant le son mélodieux des oiseaux. La prairie était animée par la joie de plusieurs arbres, que seul les animaux et moi pouvions entendre. Les arbres aussi chantaient sans qu'on les entende, certains tentaient d'imiter le chant des moineaux, d'autre riaient.
Soudain, plus rien. Plus d'oiseau, plus d'animaux, plus d'arbres. Rien. Le vide.
D'un saut agile, je me levais. Je laissais mes yeux se balader sur le reste de la prairie. Car il ne restait plus rien de cette prairie. Les arbres étaient devenus cendres, les animaux s'étaient enfuis par peur. La prairie était sans vie.
Morte.
Le ciel était chargé de nuages noirs.
Je recherchais désespérément un signe de vie. Mais il n'y en avait pas. Je continuais tout de même à chercher, sans perdre espoir. Je finis par trouver une toute petite plante. Je m'approchais d'elle, tout doucement, et lui demandais ce qui avait pus se passer.
J'avais peur de ce qu'elle me dirait, car seul moi pouvait sans le pouvoir faire cela.
« Tu les as tous tuer ! Méchante ! Monstre ! Et en plus tu ose me le demander ! Va t'en !»
Impossible. Jamais je ne ferais une chose pareil !
J'en étais tout de même effrayée. Car elle avait confirmé mes craintes.
Et c'est en hurlant que je me levais, totalement déboussolé.
Ce n'était qu'un rêve. Rien qu'un rêve. J'attendis que mon frère me demande quel était mon cauchemar, qu'il me rassure, mais rien. Le silence régnait, et petit à petit la mémoire me revint. Kadey était blessé.
Il devait être huit heures du matin, je n'irais pas au lycée aujourd'hui, j'avais donc tout ma journée pour le soigner. Ses petites plaies cicatrisaient, son poignet se ressoudait, pour sa côte, je n'en avais aucune idée. Il m'informera sur l'état de sa côte quand il se réveillera.
Pour m'occuper, je pris un vieux livre que lisait Kadey. Hygiène de l'assassin, il se nommait. Mais je ne tardais pas à être interrompus par un énorme bâillement, non retenus comme celui de mon frère, m'apprenant qu'il venait de se réveiller.
- Alors marmotte, c'est maintenant que l'on se réveille ?
- Ben oui. J'ai dormis longtemps ?
- En effet. Mais tu avais pas mal de blessures. As-tu mal aux côtes ?
- Euh... non... Aie ! Si, si, j'ai mal.
- C'est bien ce que je craignais. Mais je ne sais pas comment ça se soigne, moi !
- Laisse faire la nature.
- Bien. Faut-il que je me prépare à rater pas mal de jours de cours ? m'enquis-je.
- Tu peux y aller, toi.
- Et te laisser seul sans protection ? Jamais.
- Je me défends mieux que toi.
- Ben tiens ! Surtout quand tu es blesser. Je reste avec toi, fin de la discussion, rendors-toi.
Depuis le temps où je vivais avec lui, il devait savoir que j'étais aussi têtu qu'une mule.
Je fus étonnée de voir tout ce que je pouvais faire en une journée ! Car j'avais eus le temps de faire le plus grand nettoyage que je n'avais jamais fais, les murs scintillaient, les meubles avaient retrouvé leur beauté, ce qui résultat à une maison très chaleureuse. Néanmoins, il manquait les invités...
Nous ne connaissions personne ici. Sur Zelfena* aussi, par contre nous, nous étions connus. J'étais née d'une famille royale, donc, pour notre sécurité on ne devait pas fréquenter les gens de dehors. Les personnes de mon rang ne devaient traîner qu'avec les gens de leur rang, à une exception : moi et mon frère. J'avais désobéis à toutes les lois, tout simplement car je les trouvais inutile. Je voulais aussi être une personne normale. Je m'étais fait plus d'ennemis que d'amis car ma présence dans un groupe de filles était très rare voir inexistante, faute de ne traîner qu'avec des garçons.
Ils aimaient se battre, et il faut avouer que je savais m'y prendre. Au début, je perdais vite, mais arrivée à mes quatorze ans, plus personne ne me battait. J'étais devenue un défis pour chaque garçons (rares étaient les filles qui se battaient, j'étais peut-être la seule). Depuis cette date, seul un garçon m'avait gagné, et je l'avais payée chère car on fonctionnait avec des gages, le gagnant donne un gage au perdant. C'était la belle époque... C'est après que les choses se compliquèrent, en commençant avec la mort de maman, et puis étant donnés que mon don était puissant et que mon frère était l'héritier du trône, on nous menaçait. J'avais donc cherché une formule pouvant nous amener ici.
Avant de partir, je l'avais marqué à la dernière page de mon livres de notes et formules, qui était trop bien caché pour être trouver.
Après avoir fait le ménage et la cuisine, je n'avais rien à faire. Je m'aperçus qu'il faisait déjà nuit. Je me douchais et allais voir l'état de Kadey ; il dormait profondément. Je n'allais pas tarder à rejoindre le pays des rêves, moi aussi.
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Kadey venait à peine de se réveiller qu'il voulait déjà sortir pour faire je-ne-sais-quoi.
- Je suis majeur ! Je fais donc ce que je veux ! Et c'est pas ma petite s½ur, qui en plus est encore mineur...
- Seulement en apparence, rectifiais-je.
- C'est pareil. Donc je disais, que ce n'est pas ma s½ur, qui en plus est encore mineur qui me fera la lois !
- Très bien : vas-t'en !
Sans rien dire d'autre, il s'en alla en claquant la porte. J'aurais comme même du lui demander où il comptait aller.
Il aurait dû me comprendre quand je lui ai demandé de rester. Car les vampires étaient encore dans les parages, précisément dans la forêt.
Je ne voulais pas le laisser s'en aller, car j'avais peur qu'il se blesse de nouveau. D'après la démonstration ; les vampires étaient dotés d'une force surhumaine, les elfes aussi – sauf moi, je n'en avais que la moitié. Mais eux étaient nombreux, pas nous.
Étant donné que c'était la fin de la semaine, je pensai faire une petite promenade dans les bois, je vérifierais par la même occasion si ces vampires y étaient encore. Kadey n'allait pas accepter que j'aille en forêt, je décidais donc de ne pas lui parler de ma destination.
Point De Vue Kadey : Heureusement, elle n'avait pas eu le temps de me demander où je comptais aller, sinon j'aurais été dans l'obligation de lui mentir.
J'avais entendu des vampires discuter, lors de notre rencontre avec eux, ils disaient que les Cullen étaient eux aussi des vampires, chose que Soanna ne savait pas.
La seule différence qu'ils avaient avec nos ennemis, était qu'ils se nourrissaient de sang animal, d'après ce que j'avais entendus. Aussi, j'avais décidé de leur demandée de l'aide.
Ces vampires étaient nombreux, et j'avais peur pour ma s½ur. Si jamais il m'arrivait quelque chose, je ne serais pas en mesure de la protéger, comme il y a deux jours. Ou si jamais je mourrais... Je voulais que ces Cullen protègent ma s½ur.
Je me laissais guider par mon odorat jusqu'à leur maison. Comme s'ils savaient que j'allais venir, ils attendaient tous dehors. Tous ? Je ne sais pas, je ne savais pas leur nombres exacts.
- Bonjour, me salua une brune ressemblant à un lutin, mais en très beau.
- Bonjour. Je suis Kadey Evan, je souhaiterais parler au chef de votre clan, demandais-je poliment.
Ils ne semblaient pas étonnés que je sois au courant de leur existence.
Un homme blond s'approcha de moi, et me tendit la main pour que je la lui serre. Je l'acceptais sans me méfié, car je pressentais qu'il était sage.
- Je suis Carlisle Cullen, le chef du clan, se présenta-t-il. Suivez-moi.
J'obéis. Il me fit entrer dans sa demeure, très chaleureuse. Je ne m'attendais pas du tout à ce que la maison soit présenter ainsi. Pour moi, un vampire brûlait à la lumière du jour, mais ce n'était pas leur cas, la maison n'était pas sinistre. Je ne me rendis pas compte de la tête que je devais avoir, j'étais à la fois étonnées, frustré et un peu effrayé. Quelqu'un, en dehors de la maison, étouffa un rire. Oui, ma tête devait les amuser, mais je n'étais pas venu pour ça.
Mon guide s'arrêta devant une porte pour l'ouvrir, et une fois à l'intérieur de ce qui pouvait être son bureau, il me pria de m'asseoir.
- Bien. Alors voilà...
Ainsi, je lui contais toute notre mésaventure sous son regard attentionné. Il ne me coupa pas un instant de tout mon monologue. Et c'est seulement à la fin de mon court récit que je lui demandai de s'occuper de la sécurité de Soanna si jamais il m'arrivait quoi que ses soit. Il réfléchit un instant, un instant où je pus voir sur son visage plusieurs émotions passées les unes après les autres ; le soupçon, la méfiance, la compréhension, et pour terminer : la pitié.
- Je suis tout à fait d'accord, je ne vous connais pas et pourtant vous m'avez l'air sage. Je vous
promets d'assurer la sécurité de votre s½ur.
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